Mars 2010
Treize interminables minutes d’auto flagellation. En direct sur une douzaine de chaînes, Tiger Woods s’est transformé en télé-évangéliste pleurnichard et repentant devant un parterre d’ayatollahs journalistes, garants des bonnes mœurs américaines. Le champion a reconnu avoir trompé sa femme et suivre une thérapie pour surmonter son "addiction au sexe". Plutôt que de régler son histoire seul avec sa blonde, Tiger en a donc fait profiter la planète entière. Devant des millions de téléspectateurs, il a demandé pardon à sa femme, ses enfants, ses amis, ses fans, les gens avec qui il travaille… avec à peu près le même air contrit et suppliant qu’un otage d’Al-Qaida sur le point d’être exécuté, raillait-on dans The Guardian. Une vraie affaire d’Etat ! Même le Dalaï Lama a cru bon d’ajouter son grain de sel bouddhiste. Restons positif : ce spectacle navrant a quand même fait une jolie pub à tous ces psy de cliniques très lucratives de désintoxication pour « drogués du sexe » qui se plaisent à tout pathologiser. Rien de perdu non plus côté boîtes de prod : l’histoire en a inspiré quelques unes qui plancheraient déjà sur une parodie porno des aventures du golfeur. Le premier film devrait s’appeler « Tiger’s Wood ». Jean-Paul II qui n’a, Dieu soit loué, jamais inspiré le X, s’adonnait aussi à l’auto flagellation, avec «une ceinture spéciale qu'il utilisait comme fouet et qu'il apportait toujours à Castel Gandolfo». Pas très sain tout ça. C’est ce que vient de révéler un livre intitulé… « Pourquoi il est saint ». Benoît XVI, lui, tente de redorer l’image de l’Eglise, encore éclaboussée par des témoignages de prêtres pédophiles. En Irlande cette fois, où il a dû se rendre pour rappeler à l’ordre les évêques. Même si elles restent toujours moins médiatisées que les galipettes de Woods, ces histoires commencent à faire tâche. Une nouvelle injonction au Vatican : faire djeuns. Après avoir déclaré qu’il trouvait les Simpsons « sympas », Benoît XVI nous balance à présent, via le quotidien l’Osservatore Romano, la liste de ses dix albums préférés : Beatles, Pink Floyd, Michael Jackson, U2, Oasis… Non, mais vous imaginez le pape écoutant Carlos Santana (en position 10 sur sa liste) ? Son service com' qui a dû pomper dans le classement des meilleures ventes d’album du monde nous prend vraiment pour des noobs ! Et pourquoi pas nous sortir une aventure de jeunesse avec une star ? Justement Brigitte Bardot vient de démentir une rumeur lancée par le maire de Levallois-Perret qui prétend avoir eu, jeune, une relation avec elle. "Je sais avec qui j'ai couché et certainement pas avec ce gros plouc » a balancé BB. « Je trouve cela très triste pour elle » a rétorqué le maire. Et si c’était vrai et qu’elle l’avait oublié, ce serait surtout triste pour lui, non ?